Le SIEM - Syndicat Intercommunal des Eaux des Moises

D’où vient l’eau ?

De la source au compteur

Le Syndicat Intercommunal des Eaux des Moises assure la production, le traitement, le transport
et la distribution de l’eau potable
jusqu’aux compteurs des usagers de ses 15 communes adhérentes
de Haute-Savoie.

14 sites de production
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Le SIEM dispose d’une ressource en eau potable diversifiée, abondante et bien répartie sur son territoire : onze sources, deux stations de pompage en nappe phréatique et une dans le Lac Léman.

Le Syndicat Intercommunal des Eaux des Moises était alimenté en grande partie par la source des « Moises » et de nombreuses petites sources communales en 1949. Depuis, le SIEM a augmenté régulièrement sa capacité de production, tout en abandonnant les ressources les plus fragiles et les moins productives.

Le SIEM développe une politique d’investissement ambitieuse pour améliorer à la fois la qualité de l’eau des sites de production existants (mises en conformité, des périmètres de protection, …) et trouver de nouvelles ressources pour faire face aux aléas climatiques et au développement de la région.

Le SIEM peut ainsi maintenir une alimentation suffisante, même en cas de situation critique comme ce fut le cas de 2003 à 2005 et de 2010 à 2011. Pour ces deux dernières années, le volume des précipitations a atteint un déficit de l’ordre de 30%. Grâce à une meilleure pluviométrie en 2012 et 2013, le débit des sources et le niveau des nappes sont revenus à des valeurs normales.

Depuis 1985, les points d’eau les plus importants sont pourvus en périmètres de protection conformes à la réglementation, ce qui a permis une amélioration de la qualité de l’eau sur le plan bactériologique et une stabilisation des pollutions d’ordre chimique (nitrates, pesticides). De nouvelles procédures sont en cours pour réviser les périmètres de protection qui le nécessitent (source de l’École de Draillant et pompage de Près Chappuis à Douvaine). L’évolution de la situation dans l’environnement immédiat de ces points d’eau nécessite d’adapter les règles de protection.

Le cycle de l’eau

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Répartition de la Production en 2013

Production gravitaire et production pompée

Données exprimées en m³/jour

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11 sources en cours d’exploitation

La source des Moises

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Exploitée depuis 1949, la source des Moises est habituellement la ressource la plus importante du SIEM. Elle représente en général, le tiers du volume produit par l’ensemble des ressources. En 2013, sa capacité de production a été très soutenue durant toute l’année, en raison d’une pluviométrie importante. Elle a représenté 50% de la production totale du SIEM. Elle alimente en totalité les communes de Cervens et Draillant ; le surplus de production complète l’alimentation de l’ensemble du réseau.

La source de l’Ecole

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Située au chef-lieu de Draillant et entièrement rénovée en 1994, elle a représenté un peu moins de 10% de la production totale en 2013. Son eau sulfatée est diluée à 2/3 avec de l’eau de la source des Moises avant d’être distribuée dans le Bas-Chablais. Un dispositif de régulation automatisé a été installé pour assurer l’homogénéité du mélange. En 2013, bien que les apports de la source des « Moises » aient été suffisants pour assurer une dilution correcte, le SIEM a volontairement limité sa production pour privilégier l’utilisation de l’eau de la source des Moises, nettement moins minéralisée.

La source de Praquemont

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Située sur la commune du « Le Lyaud », la source a fourni un peu plus de 15% de la production totale du Syndicat des Eaux des Moises en 2013. Elle alimente les communes d’Allinges, de Margencel et une partie d’Armoy en cas de besoin. Le SIEM a lancé une campagne d’acquisitions foncières autour de la source et projette de passer des conventions avec les agriculteurs pour favoriser une évolution vers des pratiques agricoles moins consommatrices de fertilisants et de produits phytosanitaires. Cette démarche va se concrétiser en 2014 ou 2015. La plantation de cultures dérobées polliniques sera également proposée dans les périmètre de protection rapprochée. Cette action concertée permettra de réduire encore la teneur en nitrates de la source (18 mg/litre en moyenne), qui demeure constante bien qu’à un niveau acceptable et qui fait l’objet d’une surveillance continue.

Les 3 sources d’Orcier

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Elles ont fourni un peu plus de 10% de la production totale en 2013. Les sources alimentent Orcier, une grande partie de Draillant et les hauteurs d’Allinges. Les trois sources sont regroupées dans le réservoir de « la Basse ». La réfection quasi-totale du réseau en quelques années a permis de réduire les pertes dues aux fuites et de disposer d’une partie de la production pour d’autres communes. Les captages ont été rénovés et clôturés en 2010 et 2011 dans le cadre de la procédure d’instauration des périmètres de protection lancée en 2005. Un dispositif de traitement de l’eau par rayonnements ultra-violets) a été installé en 2012 pour remplacer la chloration désormais maintenue comme système de secours.

Les 4 sources d’Armoy

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Ces ressources dispersées et complexes ont été récemment acquises par le SIEM. Elles font l’objet d’études et commencent à être mieux connues. Elles ont représenté 4% de la production totale en 2013 et alimentent la quasi-totalité de la commune d’Armoy. Elles font l’objet d’un programme d’investissements et de mise en conformité des périmètres de protection important. Les acquisitions de terrain sont achevées, et à partir de l’automne 2014, les travaux de clôtures et de réhabilitation des ouvrages et des canalisations seront entrepris. Ils permettront de mettre en conformité les captages d’Armoy avec les standards du SIEM.

Pour sécuriser l’alimentation d’Armoy, une jonction a été créée avec le réseau d’Allinges. Elle permet d’acheminer de l’eau depuis la source de Praquemont avec toutefois des débits limités dus à des problèmes de pression.

La nouvelle ressource de Sous-Armoy

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Une convention d’exploitation a été signée en 2007 avec la Ville de Thonon-les-Bains pour réserver au SIEM une partie de la production d’une nappe située sous Armoy, en bordure de la Dranse. Des investigations complémentaires doivent être menées pour mieux connaître son potentiel. Ensuite, la Ville de Thonon devra réaliser des travaux importants pour équiper le puits de prélèvement et le raccorder à son réseau d’eau potable. Ce site est aujourd’hui mis en réserve pour le futur. Sa mise en exploitation viendra améliorer à terme la sécurité de l’alimentation d’Armoy.

Des travaux de raccordement au site devront être entrepris mais ils seront limités car les réseaux du SIEM sont proches du forage de Sous-Armoy.

3 stations de pompage

La station de pompage de Draillant

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Créée en 1967, elle est équipée pour produire 6 000 m³ par jour. Elle est peu utilisée en temps normal - la production de la source des Moises étant suffisante. En 2013, elle n’a couvert qu’un peu plus de 5% des besoins du SIEM car elle a été très peu sollicitée. En cas de nécessité, elle peut desservir l’ensemble du Syndicat, exception faite de Cervens.

Le puits principal a une profondeur de 40 mètres. Grâce aux fortes précipitations à l’automne 2012 et en 2013, la nappe s’est bien rechargée. Elle est aujourd’hui à moins de 6 mètres du sol.

Cette nappe a pu être préservée depuis quelques années, grâce à une gestion plus globale des ressources. Elle constitue une réserve stratégique pour le SIEM. Elle doit néanmoins faire l’objet d’une gestion rigoureuse lorsque les volumes prélevés sur une longue période sont importants.

Niveau de la nappe de Draillant de 2002 à 2013

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En juin 2008, remise à jour du niveau du puits après mesure - la profondeur du puits est de 38,08 m. et non de 40,00 m.

La station de pompage de Douvaine

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La station alimente en partie Douvaine et quelques quartiers de Chens-sur-Leman. Elle a représenté un peu moins de 5% de la production en 2013. Avec une teneur moyenne en nitrates de 25mg/l, l’eau de la nappe est conforme aux normes actuelles qui fixent sa teneur maximale à 0,50mg/l. Mais pour abaisser cette concentration et sauvegarder une ressource limitée, l’alimentation du secteur de Douvaine est assurée à 80% par de l’eau en provenance de Draillant.

Un second puits à une centaine de mètres du premier a été mis en exploitation en 2005. Il permet de prélever de l’eau dans une nappe parallèle, et préserve ainsi la nappe principale en réduisant d’environ 20% sa production. Depuis 2006, des modifications ont été apportées au réseau d’alimentation de Douvaine pour acheminer plus d’eau depuis Draillant.

Depuis 2011, une expérimentation est en cours avec un agriculteur qui reçoit des aides pour réaliser dans le périmètre de protection rapprochée, des cultures dérobées polliniques. Plantées après la récolte des céréales, elles créent une couverture végétale en hiver et sont consommatrices des nitrates contenus dans le sol.

La station de pompage du Lac Léman

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Elle a été à l’arrêt d’octobre 2012 à juin 2013 car elle a été entièrement restructurée. Elle aliment désormais la nouvelle usine de Chevilly, en eau brute.

Depuis l’automne 2013, elle alimente en eau brute la nouvelle usine de traitement d’Excenevex-Chevilly, entrée en fonction fin 2013.

La nouvelle usine de traitement de Chevilly

La nouvelle unité de traitement est dotée des filières de filtration et de traitement les plus modernes. Elle dispose d’une capacité de production de 6.500 m³ par jour, pour la première phase, avec possibilité d’extension à 13.000 m³/jour. Aujourd’hui, elle alimente une grande partie des communes de Sciez, Excenevex, Yvoire, Nernier, Messery et Chens-sur-Léman, ensuite, elle desservira également Douvaine et Massongy.

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La mise en service du nouvel ouvrage a eu lieu en fin d’année 2013, après 18 mois de travaux et d’essais. La création de cette nouvelle unité était indispensable, car la station d’Yvoire ne pouvait être agrandie, en raison de l’exiguïté du terrain sur lequel elle est implantée. Les filières de traitement en place à Yvoire devaient impérativement être modernisées, pour pouvoir traiter de manière optimum, l’eau du Lac Léman, quelle que soit sa qualité, cette dernière pouvant varier de manière importante.

Dans les prochaines années, une extension significative de la zone de distribution de l’eau du lac aura lieu, afin de couvrir les besoins de la commune de Douvaine qui sont en forte augmentation et qui ne peuvent être satisfaits par les ressources traditionnelles.

Le SIEM investit pour l’eau des générations futures

Une alimentation suffisante

La diversité des ressources et les réserves importantes permettent au SIEM de maintenir une alimentation suffisante, même en situation de sécheresse critique, comme en 2003, 2005, 2009, 2010 et 2011.

Anticiper les besoins en eau potable

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Anticiper les besoins en eau potable liés au développement démographique et aux conséquences des aléas climatiques est un enjeu prioritaire pour le SIEM . Le Syndicat des Eaux des Moises a lancé d’importantes recherches pour trouver de nouvelles ressources et de nombreuses études pour une stratégie de développement à long terme.

Le schéma directeur d’alimentation en eau potable du SIEM a été approuvé en 2009. Il fixe les grands axes d’investissement pour les 20 prochaines années : la construction de la nouvelle usine de traitement de l’eau du lac Léman lancée en 2012 à Excenevex et achevée en 2013 en a été l’un des chantiers prioritaires.

Pour en savoir plus

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