Le Syndicat Intercommunal des Eaux des Moises assure la production, traitement, le transport
et la distribution de l’eau potable jusqu’aux compteurs des usagers de ses 15 communes adhérentes
de Haute-Savoie.

Le Syndicat Intercommunal des Eaux des Moises assure la production, traitement, le transport
et la distribution de l’eau potable jusqu’aux compteurs des usagers de ses 15 communes adhérentes
de Haute-Savoie.
Le SIEM dispose d’une ressource en eau potable diversifiée, abondante et bien répartie sur son territoire : onze sources, deux stations de pompage en nappe phréatique et une dans le Lac Léman.
Alimenté en grande partie par la source des « Moises » et de nombreuses petites sources communales en 1949, le SIEM a développé sa capacité de production, tout en abandonnant les ressources les plus fragiles et les moins productives.
Le SIEM développe une politique d’investissements ambitieuse pour améliorer à la fois la qualité de l’eau des sites de production existants (mises en conformité, périmètres de protection, …) et trouver de nouvelles ressources permettant de faire face aux aléas climatiques et au développement de la région.
Depuis 1985, les points d’eau les plus importants sont pourvus en périmètres de protection conformes à la réglementation, ce qui a permis une amélioration de la qualité de l’eau sur le plan bactériologique et une stabilisation des pollutions d’ordre chimique (nitrates, pesticides). De nouvelles procédures ont été engagées en 2005 pour réviser les périmètres de protection qui le nécessitent et doter d’un nouveau périmètre réglementaire les ressources qui n’en sont pas encore munies.

En exploitation depuis 1949, la source des Moises demeure la plus importante ressource du SIEM, avec 35% de la production totale en 2010. Elle alimente complètement les communes de Cervens et Draillant ; le surplus de production servant de complément d’alimentation pour l’ensemble du réseau.
Située au chef-lieu de Draillant et entièrement rénovée en 1994, elle a représenté 15% de la production totale en 2010. Son eau sulfatée est diluée avec de l’eau de la source des Moises avant d’être distribuée.
Située sur la commune de « Lyaud », la source a représenté 12% de la production totale en 2010. Elle est utilisée pour l’alimentation d’Allinges, de Margencel et d’une partie d’Armoy. Le SIEM a lancé une campagne d’acquisitions foncières autour de la source et projette de passer des conventions avec les agriculteurs afin de favoriser une évolution vers des pratiques agricoles moins consommatrices de fertilisants et de produits phytosanitaires. Cette action concertée permettra de réduire encore la teneur en nitrates de la source, qui demeure constante bien qu’à un niveau acceptable et qui fait l’objet d’une surveillance continue.
Elles ont fourni 8% de la production totale en 2010, alimentant Orcier, une grande partie de Draillant et les hauteurs d’Allinges. Les trois sources sont regroupées dans le réservoir de « la Basse ». La réfection quasi-totale du réseau en quelques années a permis de réduire les pertes dues aux fuites et de disposer d’une partie de la production pour d’autres communes. Un dispositif de traitement sera mis en place durant l’année 2011.
Ressources dispersées et complexes, récemment acquises par le SIEM, les sources font l’objet d’études. Elles ont représenté moins de 4% de la production totale en 2010 et alimentent la totalité de la commune d’Armoy. Elles font l’objet d’un programme d’investissements et de mise en conformité des périmètres de protection important.
Une convention a été passée en 2007 avec la ville de Thonon pour exploiter une nappe située sous Armoy, en bordure de la Dranse. Elle permettra de sécuriser définitivement l’alimentation en eau potable d’Armoy et des communes riveraines
Créée en 1967, elle constitue la principale réserve du Syndicat. Elle est équipée pour produire 6 000 m³ par jour. Peu sollicitée en temps normal - la production de la source des Moises étant suffisante - elle a représenté 19% de la production en 2010. En cas de nécessité, elle peut desservir l’ensemble du Syndicat, exception faite de Cervens. Sa nappe étendue représente un volume très important, l’eau à son plus haut niveau peut atteindre 40 mètres, la hauteur descend rarement en dessous de 25 mètres.
Alimentant en partie Douvaine et quelques quartiers de Chens-sur-Leman, elle a représenté 3% de la production en 2010. Avec une teneur moyenne en nitrates de 25mg/l, l’eau de la nappe est conforme aux normes actuelles, mais pour abaisser cette concentration et sauvegarder une ressource limitée, l’alimentation du secteur de Douvaine est assurée à 80% par de l’eau en provenance de Draillant. Par ailleurs, un second puits distant d’une centaine de mètres du premier a été mis en exploitation en 2005 et permet de prélever de l’eau dans une nappe parallèle, favorisant ainsi la préservation de la nappe principale en réduisant d’environ 20% sa production.
Réalisée en 1990, la station de pompage et de traitement de l’eau du Lac Léman peut produire 2000 m³. A l’heure actuelle, la chaîne de traitement est composée d’une filtration primaire par tamis 25 microns, d’un traitement au dioxyde de chlore et d’une filtration secondaire par cartouches 10 microns.
En 2010 elle a fourni 5% de la production totale du Syndicat, elle alimente partiellement les communes de Sciez, Excenevex, Yvoire, Nernier, Messery et Chens-sur-Léman. Pour accroître la production de cette ressource, qui est devenue indispensable en été, mais également en période creuse, lorsque le niveau des sources est très bas, une étude diagnostic a été confiée à la Direction Départementale du Territoire et aux Services Industriels de la ville de Genève, qui ont remis leurs conclusions en fin d’année 2009.
Cette étude propose la construction d’une nouvelle unité de production, dotée des filières de filtration et de traitement les plus modernes, et implantée près du hameau de Chevilly. Sa capacité serait dans un premier temps de 6.500 m³ par jour, avec possibilité d’extension à 13.000 m³/jour.
La diversité des ressources et les réserves importants permettent au SIEM de maintenir une alimentation suffisante, même en situation de sécheresse critique, comme ce fût le cas en 2003, 2005, 2009 et 2010.
Anticiper les besoins en eau potable liés au développement démographique et aux conséquences des aléas climatiques sont un enjeu prioritaire pour le SIEM . Le Syndicat des Eaux des Moises a lancé d’importantes recherches pour trouver de nouvelles ressources et de nombreuses études pour une stratégie de développement à long terme.