Le SIEM - Syndicat Intercommunal des Eaux des Moises

Des projets stratégiques pour une ressource durable et solidaire

Les ressources en eau du Bas-Chablais

En 2012, le SIEM investira plus de 6 millions d’euros pour renforcer et moderniser les sites de production ainsi que ses réseaux de distribution et pour protéger durablement les ressources en eau.

Certains investissements sont soutenus par des partenaires comme la CEE, la Région, le Département,
le SMDEA et l’Agence de l’Eau.

Le Parc Hydrogéologique du Mont Forchat

un projet copiloté par le SIEM

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Afin d’assurer la pérennité des ressources en eau exploitées pour l’alimentation de 20 000 personnes, le SIEM a entrepris, depuis quelques années, une démarche de projet en collaboration avec les communes de Draillant, Habère-Poche, Lullin et Orcier.

L’étude qui s’est achevée en 2010 a contribué aux objectifs de gestion globale et intégrée des hauts bassins versants. Le projet a fait partie des sites pilotes d’un programme intitulé « L’eau en montagne », co-animé par la SEDHS (société d’économie et de développement de la Haute Savoie) et la SEA (société d’économie alpestre).

Le fonctionnement du projet

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Il a été géré par un comité de pilotage (SIEM, collectivités locales, Agence de l’Eau, Région Rhône-Alpes et Conseil Général) qui veille au bon déroulement de la démarche, en finançant des opérations orientées sur le thème de la connaissance, de la gestion de l’espace et de la sensibilisation du public.

En appui technique au projet, un groupe de travail a été créé. Composé d’élus, d’experts, de représentants de la Chambre d’Agriculture, des Syndicats des Propriétaires de Forêts, des services de l’Etat, des collectivités locales et territoriales, il a eu pour mission de définir les grandes orientations du projet en proposant des pistes d’actions et de recherche. Quatre thématiques complémentaires ont été retenues : la gestion de la ressource en eau, le pastoralisme, la gestion forestière et le tourisme.

L’objectif de l’étude

L’étude avait pour objectif de réunir les informations permettant de préciser :

  • la structure et le fonctionnement des aquifères locaux
  • l’état sanitaire des ressources
  • les relations existantes entre le milieu superficiel et les aquifères profonds.

Deux types d’approches

L’étude s’est appuyée

  • d’une part sur une approche « hydrodynamique » qui reposait sur une mesure régulière et continue du débit des émergences captées (Moises, Arces, Granges Mamet, Vauverdanne, Ramble, Col du Feu, Pont du Mouche, Epinguy, Favrats) et des principaux cours d’eau drainant le massif et sur les données d’un pluviomètre enregistreur installé sur le plateau de Très le Mont ;
  • d’autre part sur une approche « hydrochimique » basée sur l’étude de l’évolution de la concentration de certaines bactéries et paramètres géochimiques et isotopiques au cours du cycle hydrogéologique et des périodes de crue et d’étiage.

Résultats des études réalisées

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L’étude sur la caractérisation des sols et des peuplements forestiers a mis en évidence le rôle protecteur mais limité des sols vis-à-vis de la ressource avec une présence de zones d’infiltrations et d’érosion.

L’étude sur la structure hydrogéologique du massif a permis de formuler des hypothèses sur l’origine probable des eaux et de révéler les problèmes de pollutions bactériologiques aux captages des Arces et des Granges Mamet sans pour autant apporter de certitudes.

Le SIEM a décidé de poursuivre le recueil des données, en maintenant opérationnels tous les capteurs. Une réflexion est en cours, pour définir une méthodologie permettant la compilation des données et leur analyse afin d’améliorer la connaissance de la structure du massif. L’accent devra être mis sur la définition précise des zones d’alimentation des captages et des circulations d’eau dans le massif, afin de renforcer la protection des ressources en adaptant les prescriptions des périmètres de protection rapprochée, à la réalité du terrain.

Alpeau, un projet INTERREG franco-suisse

Préserver la qualité de l’eau en consolidant le rôle protecteur de la forêt

Historique

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Véritables stations de traitement naturelles, les forêts préservent durablement les ressources en eau potable.

Mais la mise en place des périmètres de protection engendre des contraintes pour les exploitants forestiers qui doivent être accompagnés pour continuer l’exploitation du bois sans nuire au bon fonctionnement hydraulique des captages.

Le SIEM n’est pas un cas unique et ce constat est partagé par les exploitants forestiers ainsi que d’autres collectivités.

Avec les programmes INTERREG, l’Union Européenne offrait une opportunité pour financer des projets environnementaux en coopération internationale. Avec l’Office National des Forêts, un appel a été lancé avec pour objectif de constituer un réseau d’experts et de collectivités en charge de monter un dossier de candidature pour obtenir des financements européens. La France et la Suisse ont répondu conjointement, partageant une zone périalpine qui présente les mêmes enjeux et problématiques.

Des deux côtés de la frontière, les services forestiers sont convaincus du rôle très positif de la forêt pour la protection des eaux souterraines. Un comité de pilotage franco-suisse réunissant nombre de partenaires, dont le SIEM a officiellement été créé le 28 novembre 2008 après validation du dossier par les instances européennes.

Finalité et objectifs

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Le projet d’études qui s’est déroulé sur 3 ans devait permettre de consolider et de pérenniser le rôle protecteur de la forêt pour la préservation durable de la ressource en eau potable dans les zones périalpines franco-suisses. Il s’agissait :

  • d’améliorer la perception du rôle de la forêt pour préserver, à long terme, l’eau potable
  • de définir les pratiques sylvicoles favorisant la qualité des eaux souterraines et en évaluer les coûts
  • de développer la collaboration entre collectivités et acteurs forestiers en établissant des liens contractuels pour une meilleure gestion de la forêt.

LE SIEM partie prenante du projet « Alpeau » sur le volet français

Le volet français du projet regroupe :

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  • une expérimentation technique de terrain avec la mesure de l’impact des différents modes d’exploitation ;
  • la définition de bonnes pratiques sylvicoles pour l’eau
  • la mise en place de sites démonstratifs de terrain
  • l’animation et la formation nécessaires au développement des outils de coopération entre les différents acteurs.

Etat des lieux en 2011

Les premières études ont débuté en 2009. Le programme s’est intensifié en 2010, avec la mise en place d’une animation foncière destinée au regroupement des parcelles forestières et à la mise en place de schémas d’exploitation viables, et compatibles avec la protection des ressources en eau. Une association foncière à vu le jour en 2011 afin de mettre en application de manière concrète, les actions prévues dans le programme.

En savoir plus->116

Le SIEM s’investit pour l’accès à l’eau potable dans le monde

Aujourd’hui, plus de 900 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable dans le monde. Au XXIème siècle, l’eau reste un défi majeur pour le développement et la stabilité de nombreux pays. Afin que cette ressource soit durablement accessible au plus grand nombre, le Syndicat des Eaux des Moises agit aux cotés des associations humanitaires en soutenant des projets d’infrastructures permettant l’accès à une eau saine.

L’accès à l’eau potable dans le monde

En 2000, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution consacrant le droit de l’eau comme un droit de l’homme. La même année, l’accès à l’eau était l’une des priorités du Sommet sur les Objectifs du millénaire pour le développement. L’objectif n°7 visait, notamment, à réduire de moitié, d’ici 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas d’accès à un approvisionnement en eau potable, ni à des services d’assainissement. On sait aujourd’hui, que les efforts doivent redoubler pour atteindre un tel objectif. Chaque acteur institutionnel ou privé peut y contribuer en étant solidaire des actions menées par les associations humanitaires auprès des populations qui en ont le plus besoin.

Sans l’accès à une eau saine, il ne peut y avoir de progrès en matière de santé (chaque jour, 5000 enfants meurent de maladies liées à la pollution de l’eau), de développement social et économique et de sécurité. Il s’agit d’un des défis majeurs du XXIème siècle.

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Accès à l’eau potable dans le monde à l’horizon 2020

En savoir plus : Organisation Mondiale de la Santé

Le SIEM solidaire des actions humanitaires pour l’accès à l’eau potable

Conscient de cet enjeu mondial, le Syndicat des Eaux des Moises est solidaire des actions entreprises par les associations humanitaires pour permettre aux populations d’accéder à l’eau potable. Depuis 2010, le SIEM accorde une subvention annuelle pour soutenir des projets humanitaires visant à développer des infrastructures tels que les puits ou les forages en Asie ou encore en Afrique.

Le SIEM partenaire d’ENSOLIDEV pour l’accès à l’eau potable au Cambodge

En 2011, le SIEM a accordé une subvention à l’association ENSOLIDEV, basée à Chavannod, pour un projet humanitaire au Cambodge qui avait pour objectifs de :

  • permettre un meilleur accès à l’eau des habitants du village de Kwao, situé à 60 km, au sud de Phnom-Penh, en réhabilitant des forages existants ;
  • améliorer la salubrité dans le village en construisant des sanitaires et en collectant les eaux usées ;
  • sensibiliser la population à l’hygiène en proposant des campagnes d’information et des kits d’hygiène.

L’action est aujourd’hui achevée. Les ouvrages réhabilités ont été remis aux chefs de comité qui se sont engagés à les maintenir en service et 300 fontaines avec filtres ont été distribuées.

En savoir plus sur ENSOLIDEV

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Le SIEM partenaire de TALAM LEMAN pour l’accès à l’eau potable au Niger

En 2012, le SIEM poursuit son engagement humanitaire en accordant sa subvention à l’association TALAM LEMAN dont le siège est à Cervens et qui intervient depuis plusieurs années au Niger. Malgré les soubresauts politiques du pays, TALAM LEMAN poursuit ses actions, pour soutenir l’activité agricole et économique, la scolarisation des enfants et l’accès à l’eau potable.

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A propos du Niger

Aux frontières de l’Algérie, du Mali et de la Lybie, le Niger compte 15,8 millions d’habitants sur un territoire deux fois plus grand que la France, situé pour les 2/3 en zone saharienne. 80% de la population du Niger vit en zone rurale. 31% des nigérians n’ont pas accès à l’eau potable. 63% d’entre eux vivent en dessous du seuil de pauvreté.

De l’eau potable pour le campement d’Awliguine

Situé au nord du Niger, à 87 km d’Agadez et à 12 km de Tchiro, le campement de brousse d’Awliguine accueille 250 personnes réparties dans les quartiers de Chawri, Azar et Guermawane.

Dans ce campement, les familles semi-nomades vivent de l’élevage de petits troupeaux de chèvres, brebis, dromadaires, ânes et bœufs ou de maraîchage. Par ailleurs, d’autres activités comme le ramassage, la distribution du bois et l’artisanat sont pratiquées par 28% des familles.

Tributaire d’un climat semi-aride, avec des amplitudes thermiques élevées, une saison des pluies qui ne dure que trois mois et des précipitations faibles et irrégulières, la population du campement a pour préoccupation majeure l’accès à l’eau.

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Pour palier à l’insuffisance d’eau et de points d’eau (nappe à 15 mètres avec de faibles réserves et un seul puits privé disposant d’eau toute l’année), l’association TALAM LEMAN a pour objectif de créer un point d’eau pastoral en surcreusant le puits d’EZAGAZ et un puits villageois dans le campement tout en impliquant les acteurs locaux dans la réalisation de ces projets. La subvention accordée par le SIEM permet de réaliser le puits pastoral et une partie du puits communautaire.

Les contraintes techniques pour creuser un puits

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Plusieurs contraintes techniques sont à prendre en compte pour réaliser un puits : la disponibilité en eau et sa profondeur (de 5 à 50 mètres au Niger et des creusements souvent aléatoires en l’absence de cartographie), le type de sol à creuser qui conditionne la technique utilisée (manuelle pour les sols tendres, mécanique pour les sols durs), l’emploi d’un cuvelage particulier en fonction de la nature des parois du puits et l’aménagement de surface pour améliorer ou conserver la qualité de l’eau puisée.

Le surcreusement du puits d’Ezagaz

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Construit en 2000 par l’association TALAM LEMAN, le puits d’Ezagaz a tari à cause de la baisse probable du niveau de la nappe phréatique. Situé à l’ouest du campement d’AWLIGUINE, où vit la majorité de la population, ce puits est stratégique pour un accès de proximité à l’eau. Après plusieurs hypothèses envisagées, l’association a décidé de surcreuser le puits. Les sondages réalisés sur la zone ont indiqué que l’eau devrait être située dans les 20 mètres avec un passage nécessaire au travers d’une couche rocheuse. Afin de réaliser ce surcreusement, le recours à une main d’œuvre spécialisée est devenu nécessaire lorsque la roche dure a été atteinte. Le travail se poursuit aujourd’hui avec le matériel technique nécessaire.

En savoir plus sur TALAM LEMAN

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