Le SIEM - Syndicat Intercommunal des Eaux des Moises

Le SIEM investit

Les ressources en eau du Bas-Chablais

En 2012, le SIEM investira plus de 6 millions d’euros pour renforcer et moderniser les sites de production ainsi que ses réseaux de distribution et pour protéger durablement les ressources en eau.

Certains investissements sont soutenus par des partenaires comme la CEE, la Région, le Département,
le SMDEA et l’Agence de l’Eau.

Protéger les sites existants
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De manière progressive depuis 1964, la protection des captages d’eau en Haute-Savoie est devenue une priorité, puis une obligation qui s’est concrétisée par la mise en place de périmètres de protection autour des sites de production publics (sources, pompages, etc..). Elle constitue une des actions indispensables à la prévention des contaminations et des pollutions de toute nature.

Qu’est ce qu’un périmètre de protection ?

Un périmètre de protection correspond à un zonage établi autour d’un point d’eau permettant de préserver la qualité de ses ressources. Sur la base de critères hydrogéologiques, des servitudes foncières sont instaurées et les périmètres de protection sont systématiquement intégrés dans les documents d’urbanisme (POS, PLU).

Une déclaration d’utilité publique permet à la collectivité distributrice d’acquérir les terrains sur lesquels sont installés les ouvrages et de réglementer l’usage du sol ou de certaines activités à l’intérieur d’un secteur vers lequel convergent toutes les eaux constituant la ressource.

Cette mesure est efficace pour éviter les dégradations des ressources liées aux activités humaines, industrielles ou agricoles.

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1- Le captage d’eau potable

2- La nappe d’eau souterraine captée

3- Le périmètre de protection immédiate, de surface réduite (quelques mètres carrés à quelques centaines de mètres carrés. Toute activité à risque y est interdite. Parfois couvert d’un socle de béton et/ou d’un bâtiment, il est souvent clôturé et peut être couvert de prés de fauche, ou de boisements pérennes (Boisement de protection) de manière à les protéger. Les pesticides y sont évidemment bannis. il vise aussi à protéger le matériel contre toute dégradation matérielle ou l’introduction directe de substances toxiques dans l’eau ou le sol.

4- Le périmètre de protection rapprochée. C’est une zone intermédiaire, qui accepte des activités sans risques pour la ressource et le captage, ou des activités diminuant le risque de pollution (enherbement et fauche pour "pomper" les nitrates de la zone superficielle par exemple). Sa surface varie selon la vulnérabilité du captage et de la ressource en eau, c’est-à-dire selon les caractéristiques de l’aquifère et le débit de pompage. En France, par sécurité, un temps de transfert d’un polluant entre sa source et la nappe d’environ 50 jours a été retenu, ce qui permet aux administrations d’imposer des mesures de protection sur 1 à 10 hectares selon le type de sol et de système hydrogéologique. Les mesures sont des mises en défend et/ou une règlementation ou interdiction d’activités à risque (utilisation d’engrais, pesticides, biocides, dépôts de matériaux toxiques ou de déchets, etc).

5- Le périmètre de protection éloignée. Il est moins contraignant (et non obligatoire en France), mais une gestion de tous les risques liés aux activités humaines y est envisageable. Il peut considérablement améliorer la sécurité du dispositif global.

Les procédures de protection en cours

Depuis 1985, le SIEM a mis en place des périmètres de protection conformes à la réglementation autour des points d’eau les plus importants. Ils ont permis l’amélioration de la qualité de l’eau sur le plan bactériologique et une stabilisation des pollutions d’ordre chimique (nitrates, pesticides).

Les sources de L’Ecole de Draillant, d’Armoy et d’Orcier

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De nouvelles procédures avaient été engagées en 2005, pour réviser le périmètre de protection de la source de l’Ecole de Draillant et pour protéger les ressources d’Armoy et d’Orcier. Celles-ci sont en voie d’achèvement ou en cours.

Les sources d’Orcier

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Avant son adhésion au SIEM, le réseau d’Orcier présentait de nombreuses fuites, limitant sérieusement l’alimentation en eau de la commune. En quelques années, la réfection quasi-totale du réseau a permis une importante réduction des pertes, libérant ainsi une partie de la production pour l’alimentation d’autres communes.

Dans le cadre de la procédure d’instauration des périmètres de protection lancée en 2005, les captages ont été rénovés et clôturés en 2010 et 2011 et un dispositif de traitement sera mis en place en 2012.

Les sources d’Armoy

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Complexes et dispersées, les sources d’Armoy font l’objet d’une étude approfondie. Une réflexion globale a été engagée et le SIEM a décidé de conserver et de protéger toutes les ressources en question.

Aujourd’hui, la mise en conformité des périmètres de protection des sources d’Armoy est en cours. Les acquisitions de terrains sont achevées et durant l’année 2012, des investigations complémentaires seront réalisées, pour déterminer avec précision la nature des travaux nécessaires pour remettre en état les captages. En 2013, les périmètres de protection seront clôturés et les ouvrages réhabilités, afin d’être mis en conformité avec les standards du SIEM.

Le SIEM poursuit plusieurs procédures afin de mettre en conformité la totalité de ses sites de production à l’horizon 2013.

Les périmètres de protection en 1985

La source des Moises

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Elle bénéficie d’une excellente protection naturelle, car elle située en altitude (environ 1.100 mètre), dans un secteur entièrement boisé. Les actions lancées en 2009 auprès des propriétaires de parcelles forestières pour mettre en place une exploitation raisonnée de la forêt dans le massif du Forchat ont abouti à la création en janvier 2011 de l’Association syndicale libre forestière du Mont Fochat. Le massif renferme outre la source des Moises, de nombreuses autres ressources en eau.

Le pompage de Draillant

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La nappe phréatique exploitée par le pompage de Draillant dispose d’un grand potentiel, et elle constitue une réserve stratégique vitale pour le SIEM. La plus grande partie des terres cultivables incluses dans son périmètre de protection rapproché, sont exploitées en agriculture biologique, ce qui permet de conserver des concentrations faibles au niveau des nitrates et autres substances utilisées généralement par l’agriculture.

Le pompage des Prés-Chappuis à Douvaine

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L’exploitation de la nappe de Douvaine est volontairement limitée, afin de préserver la ressource dont le potentiel est faible et parce qu’il est nécessaire de mélanger l’eau de Douvaine avec celle d’autres ressources. Cette nappe située dans une plaine agricole a une teneur moyenne en nitrate proche de 25 mg/l. Bien que cette limite soit acceptable, le SIEM, soucieux d’assurer la meilleure qualité possible, procède à une dilution de l’eau de Douvaine avec celle d’autres ressources, afin de ne jamais mettre en distribution une eau dont la teneur serait supérieure à 15 mg/l de nitrates.

Le SIEM souhaite mettre en place pour cette ressource, des actions favorisant les modes de culture raisonnée, de type biologique, afin de faire baisser la concentration des nitrates et des autres substances indésirables, provenant de l’agriculture.

En 2011, une première expérience a été réalisée avec un agriculteur qui a reçu une aide pour implanter dans le périmètre de protection rapprochée de la nappe, des cultures dérobées polliniques.

Qu’est-ce-qu’une culture dérobée pollinique ?

Il s’agit de cultures semées après la récolte des céréales qui permettent de créer une couverture végétale pendant l’automne. Les plantes qui se développent, consomment les nitrates contenus dans les sols et offrent une nourriture importante pour les abeilles car elles sont très florifères. Accessoirement, elles embellissent le paysage par des tâches de couleurs vives en fin d’automne. Cette expérience prometteuse sera poursuivie durant 5 ans avec des effets régulièrement mesurés.

La source de Praquemont

La présence de périmètres réglementaires n’est pas suffisante pour enrayer la progression des nitrates provenant de la culture intensive.

En 2011, le SIEM a lancé une campagne d’acquisitions foncières et projette de signer des conventions avec les agriculteurs implantés sur les parcelles à proximité de la nappe. L’objectif est de favoriser des pratiques agricoles moins consommatrices de fertilisants et de produits phytosanitaires. La démarche en cours de démarrage a très bien été accueillie par les agriculteurs, qui souhaitent évoluer vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement (compost, cultures dérobées polliniques (prairies fleuries), etc.).

De nouvelles ressources d’eau potable

Pour faire face aux aléas climatiques et au développement de la région, le SIEM s’est engagé dans plusieurs programmes de recherches pour améliorer les ressources existantes en eau potable et en trouver de nouvelles.

La nappe de Sous Armoy

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Un accord avec la Ville de Thonon-les-Bains a été passé en 2007 pour bénéficier d’une partie de la production d’une nouvelle ressource mise en évidence dans le secteur de Sous Armoy. Des investigations complémentaires doivent encore être menées en 2012 pour mieux connaître son potentiel. Ensuite, des travaux d’équipement importants devront être réalisés par la Ville de Thonon pour équiper le puits de prélèvement et le raccorder à son réseau.

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Pour le SIEM, les travaux devraient être réduits, la station de pompage de « Grande Fontaine » exploitée par le Syndicat étant près du nouveau puits. Elle devra néanmoins être totalement reconstruite, pour être adaptée à sa nouvelle fonction, et la canalisation qui la relie au réservoir de « La Capite » devra être remplacée. Cette ressource qui ne sera pas disponible dans l’immédiat, devrait permettre au SIEM de multiplier par 5, sa production à partir d’Armoy.

La nouvelle station de traitement du lac Léman

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Réalisée en 1990, la station de pompage et de traitement du lac Léman alimente partiellement les communes de Sciez, Excenevex, Yvoire, Nernier, Messery et Chens-Sur-Léman. Installée à Yvoire, dans un local souterrain qui ne pourra être agrandi.

Les problèmes de qualité rencontrés en août 2009, démontrent que les filières de traitement doivent impérativement être modernisées, pour pouvoir traiter de manière optimum l’eau du Lac Léman, quelle que soit sa qualité d’origine. Une extension significative de la zone de distribution de l’eau du lac doit être envisagée, afin de couvrir les besoins de la commune de Douvaine qui sont en forte augmentation et qui ne peuvent être satisfaits par les ressources traditionnelles.

L’équipement sera remplacé en 2013, par une nouvelle unité de production implantée près du hameau de Chevilly, à Excenevex. Dans la station d’Yvoire, seules les pompes d’exhaure et de refoulement resteront en fonction.

Le point sur le projet en cours

La nouvelle station de traitement aura une capacité de 6.500 m³ par jour dans un premier temps, avec possibilité d’extension à 13.000 m³/jour.

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Le nouveau bâtiment de 1200 m² utilisera les procédés les plus modernes : préfiltration, ultrafiltration, ozonisation, filtre à charbon actif et post chloration. Tout sera fait pour que le projet soit exemplaire en intégrant des critères de haute qualité environnementale (toiture végétalisée, pompe à chaleur, etc.).

Le projet a été approuvé par le comité syndical le 11 décembre 2009.

Le coût global du projet se situe aux alentours de 12 millions d’euros, dont la moitié pour l’usine et le reste pour les infrastructures (canalisations et réservoirs). Le plan de financement est bouclé grâce à une part d’autofinancement et aux concours de partenaires institutionnels (aides de l’Agence de l’Eau et du SMDEA, emprunt auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations et crédit-bail).

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Le SIEM s’est fixé comme objectif, la mise en service du nouvel ouvrage à l’automne 2013, après 18 mois de travaux et d’essais.

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En savoir plus

Moderniser les ouvrages existants

Les sites de stockage

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Les réservoirs d’eau potable font l’objet d’un programme d’aménagements extérieurs visant à les intégrer dans le paysage. Les chambres des vannes sont en cours de rénovation et les canalisations sont progressivement remplacées par de l’inox. Ces travaux très coûteux devraient s’étaler sur une période de 10 ans. Lorsqu’ils seront achevés, il restera alors à prévoir le revêtement de l’intérieur des cuves, en béton brut pour le moment.

Afin d’améliorer le fonctionnement du réseau, de nouveaux site de stockage devront être construits dans les années à venir :

  • un premier sur les hauteurs de Draillant pour remplacer le réservoir du Col de Cou,
  • un autre au-dessus de Perrignier, de grande capacité. Ce réservoir permettrait de concentrer les eaux en provenance de la source des Moises, de celle de l’Ecole et du pompage de Draillant. Il serait destiné à remplacer les réservoirs de Gravin et La Tour.
  • Le projet de nouvelle usine de traitement de l’eau du Lac Léman comprend la construction de deux nouvelles cuves, l’une à côté de l’usine aura une capacité de 2000m3 et sera opérationnelle en 2013. L’autre de 1000m3 doublera la capacité actuelle de celle de Douvaine.
  • Enfin, les cuves de 1000 m³ de Brécorens, Essert et Douvaine seront aussi doublées.

Le réseau de distribution

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Le SIEM a réalisé un diagnostic général de l’ensemble du réseau de distribution, mettant à jour les dysfonctionnements (fuites, débits insuffisants, matériel à remplacer…). La rénovation totale du réseau pourra être finalisée à l’horizon 2030. Le coût de l’opération est estimée à 30 M d’€. Sur les 5 dernières années, près de
33 km de canalisations ont été remplacés pour un coût global de 9 M€.

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