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De manière progressive depuis 1964, la protection des captages d’eau en Haute-Savoie est devenue une priorité, puis une obligation qui s’est concrétisée par la mise en place de périmètres de protection autour des sites de production publics (sources, pompages, etc..). Elle constitue une des actions indispensables à la prévention des contaminations et des pollutions de toute nature.
Qu’est ce qu’un périmètre de protection ?
Un périmètre de protection correspond à un zonage établi autour d’un point d’eau permettant de préserver la qualité de ses ressources. Sur la base de critères hydrogéologiques, des servitudes foncières sont instaurées et les périmètres de protection sont systématiquement intégrés dans les documents d’urbanisme (POS, PLU).
Une déclaration d’utilité publique permet à la collectivité distributrice d’acquérir les terrains sur lesquels sont installés les ouvrages et de réglementer l’usage du sol ou de certaines activités à l’intérieur d’un secteur vers lequel convergent toutes les eaux constituant la ressource.
Cette mesure est efficace pour éviter les dégradations des ressources liées aux activités humaines, industrielles ou agricoles.

1- Le captage d’eau potable
2- La nappe d’eau souterraine captée
3- Le périmètre de protection immédiate, de surface réduite (quelques mètres carrés à quelques centaines de mètres carrés. Toute activité à risque y est interdite. Parfois couvert d’un socle de béton et/ou d’un bâtiment, il est souvent clôturé et peut être couvert de prés de fauche, ou de boisements pérennes (Boisement de protection) de manière à les protéger. Les pesticides y sont évidemment bannis. il vise aussi à protéger le matériel contre toute dégradation matérielle ou l’introduction directe de substances toxiques dans l’eau ou le sol.
4- Le périmètre de protection rapprochée. C’est une zone intermédiaire, qui accepte des activités sans risques pour la ressource et le captage, ou des activités diminuant le risque de pollution (enherbement et fauche pour "pomper" les nitrates de la zone superficielle par exemple). Sa surface varie selon la vulnérabilité du captage et de la ressource en eau, c’est-à-dire selon les caractéristiques de l’aquifère et le débit de pompage. En France, par sécurité, un temps de transfert d’un polluant entre sa source et la nappe d’environ 50 jours a été retenu, ce qui permet aux administrations d’imposer des mesures de protection sur 1 à 10 hectares selon le type de sol et de système hydrogéologique. Les mesures sont des mises en défend et/ou une règlementation ou interdiction d’activités à risque (utilisation d’engrais, pesticides, biocides, dépôts de matériaux toxiques ou de déchets, etc).
5- Le périmètre de protection éloignée. Il est moins contraignant (et non obligatoire en France), mais une gestion de tous les risques liés aux activités humaines y est envisageable. Il peut considérablement améliorer la sécurité du dispositif global.
Les procédures de protection en cours
Depuis 1985, le SIEM a mis en place des périmètres de protection conformes à la réglementation autour des points d’eau les plus importants. Ils ont permis l’amélioration de la qualité de l’eau sur le plan bactériologique et une stabilisation des pollutions d’ordre chimique (nitrates, pesticides).
Les sources de L’Ecole de Draillant, d’Armoy et d’Orcier
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De nouvelles procédures avaient été engagées en 2005, pour réviser le périmètre de protection de la source de l’Ecole de Draillant et pour protéger les ressources d’Armoy et d’Orcier. Celles-ci sont en voie d’achèvement ou en cours.
Les sources d’Orcier
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Avant son adhésion au SIEM, le réseau d’Orcier présentait de nombreuses fuites, limitant sérieusement l’alimentation en eau de la commune. En quelques années, la réfection quasi-totale du réseau a permis une importante réduction des pertes, libérant ainsi une partie de la production pour l’alimentation d’autres communes.
Dans le cadre de la procédure d’instauration des périmètres de protection lancée en 2005, les captages ont été rénovés et clôturés en 2010 et 2011 et un dispositif de traitement sera mis en place en 2012.
Les sources d’Armoy
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Complexes et dispersées, les sources d’Armoy font l’objet d’une étude approfondie. Une réflexion globale a été engagée et le SIEM a décidé de conserver et de protéger toutes les ressources en question.
Aujourd’hui, la mise en conformité des périmètres de protection des sources d’Armoy est en cours. Les acquisitions de terrains sont achevées et durant l’année 2012, des investigations complémentaires seront réalisées, pour déterminer avec précision la nature des travaux nécessaires pour remettre en état les captages. En 2013, les périmètres de protection seront clôturés et les ouvrages réhabilités, afin d’être mis en conformité avec les standards du SIEM.
Le SIEM poursuit plusieurs procédures afin de mettre en conformité la totalité de ses sites de production à l’horizon 2013.