La source des Moises
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Elle bénéficie d’une excellente protection naturelle, car elle située en altitude (environ 1.100 mètre), dans un secteur entièrement boisé. Les actions lancées en 2009 auprès des propriétaires de parcelles forestières pour mettre en place une exploitation raisonnée de la forêt dans le massif du Forchat ont abouti à la création en janvier 2011 de l’Association syndicale libre forestière du Mont Fochat. Le massif renferme outre la source des Moises, de nombreuses autres ressources en eau.
Le pompage de Draillant
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La nappe phréatique exploitée par le pompage de Draillant dispose d’un grand potentiel, et elle constitue une réserve stratégique vitale pour le SIEM. La plus grande partie des terres cultivables incluses dans son périmètre de protection rapproché, sont exploitées en agriculture biologique, ce qui permet de conserver des concentrations faibles au niveau des nitrates et autres substances utilisées généralement par l’agriculture.
Le pompage des Prés-Chappuis à Douvaine
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L’exploitation de la nappe de Douvaine est volontairement limitée, afin de préserver la ressource dont le potentiel est faible et parce qu’il est nécessaire de mélanger l’eau de Douvaine avec celle d’autres ressources. Cette nappe située dans une plaine agricole a une teneur moyenne en nitrate proche de 25 mg/l. Bien que cette limite soit acceptable, le SIEM, soucieux d’assurer la meilleure qualité possible, procède à une dilution de l’eau de Douvaine avec celle d’autres ressources, afin de ne jamais mettre en distribution une eau dont la teneur serait supérieure à 15 mg/l de nitrates.
Le SIEM souhaite mettre en place pour cette ressource, des actions favorisant les modes de culture raisonnée, de type biologique, afin de faire baisser la concentration des nitrates et des autres substances indésirables, provenant de l’agriculture.
En 2011, une première expérience a été réalisée avec un agriculteur qui a reçu une aide pour implanter dans le périmètre de protection rapprochée de la nappe, des cultures dérobées polliniques.
Qu’est-ce-qu’une culture dérobée pollinique ?
Il s’agit de cultures semées après la récolte des céréales qui permettent de créer une couverture végétale pendant l’automne. Les plantes qui se développent, consomment les nitrates contenus dans les sols et offrent une nourriture importante pour les abeilles car elles sont très florifères. Accessoirement, elles embellissent le paysage par des tâches de couleurs vives en fin d’automne. Cette expérience prometteuse sera poursuivie durant 5 ans avec des effets régulièrement mesurés.
La source de Praquemont
La présence de périmètres réglementaires n’est pas suffisante pour enrayer la progression des nitrates provenant de la culture intensive.
En 2011, le SIEM a lancé une campagne d’acquisitions foncières et projette de signer des conventions avec les agriculteurs implantés sur les parcelles à proximité de la nappe. L’objectif est de favoriser des pratiques agricoles moins consommatrices de fertilisants et de produits phytosanitaires. La démarche en cours de démarrage a très bien été accueillie par les agriculteurs, qui souhaitent évoluer vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement (compost, cultures dérobées polliniques (prairies fleuries), etc.).